marți, 22 noiembrie 2011

Il fait froid




L’hiver blanchit le dur chemin
Tes jours aux méchants sont en proie.
La bise mord ta douce main ;
La haine souffle sur ta joie.
La neige emplit le noir sillon.
La lumière est diminuée…
Ferme ta porte à l’aquilon !
Ferme ta vitre à la nuée !
Et puis laisse ton coeur ouvert !
Le coeur, c’est la sainte fenêtre.
Le soleil de brume est couvert ;
Mais Dieu va rayonner peut-être !
Doute du bonheur, fruit mortel ;
Doute de l’homme plein d’envie ;
Doute du prêtre et de l’autel ;
Mais crois à l’amour, ô ma vie !
Crois à l’amour, toujours entier,
Toujours brillant sous tous les voiles !
A l’amour, tison du foyer !
A l’amour, rayon des étoiles !
Aime, et ne désespère pas.
Dans ton âme, où parfois je passe,
Où mes vers chuchotent tout bas,
Laisse chaque chose à sa place.
La fidélité sans ennui,
La paix des vertus élevées,
Et l’indulgence pour autrui,
Eponge des fautes lavées.
Dans ta pensée où tout est beau,
Que rien ne tombe ou ne recule.
Fais de ton amour ton flambeau.
On s’éclaire de ce qui brûle.
A ces démons d’inimitié
Oppose ta douceur sereine,
Et reverse leur en pitié
Tout ce qu’ils t’ont vomi de haine.
La haine, c’est l’hiver du coeur.
Plains-les ! mais garde ton courage.
Garde ton sourire vainqueur ;
Bel arc-en-ciel, sors de l’orage !
Garde ton amour éternel.
L’hiver, l’astre éteint-il sa flamme ?
Dieu ne retire rien du ciel ;
Ne retire rien de ton âme !

Dans l’interminable …


Dans l’interminable
Ennui de la plaine,
La neige incertaine
Luit comme du sable.
Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune,
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.
Comme des nuées
Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées.
Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.
Corneille poussive
Et vous, les loups maigres,
Par ces bises aigres
Quoi donc vous arrive ?
Dans l’interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable.
(Paul Verlaine)

Acolo unde cred ca esti

Acolo unde cred ca esti
Nici trenurile nu strabat
Acolo ca de sticla par
Padurile de brad brumat.
Tot mai departe simti si taci
Adaugat la rest mereu
Si nu mai pot inainta
Decat pierzandu-ma si eu.
Cum ninge, alb e orice drum
Si alb respira-ntregul timp
Nici nu te-as recunoaste-acum
Desperecheat si fara nimb.
Mi-e mila si sa-mi amintesc
Dar nici sa uit nu ma indur
Cata parere-i in destin
Cata greseala-i imprejur.
Cu degete de frig adun
Ca sub un sal inzapezind
Sufletul nostru inca bun
Miscarea lui catre argint.
Cum ninge, nu s-ar mai opri
Si fi-vor brazii ingraditi
Acolo unde cred ca esti
Printre barbari meteoriti.
In fiecare an astept
Sa ninga, sa te pot vedea
Daca privesti, daca asculti
Daca mai intelegi ceva.
(Constanta Buzea )

Gura mea ninge!

Va veni iarna, miroase a fulg, -
Ţăranii pun lemne-n şoproane,
Şi sfinţii din mistice taine se smulg
Şi încărunţesc în icoane.
Va veni iarna, la munte fac foc
Muntenii uitaţi de guverne,
Ei care nu au nici salarii, nici loc,
Ci doar existente eterne.
Va veni iarna şi apele curg
Trăgând după sine obârşii
Şi-n scurtele zile cu vânăt amurg
La geamuri de case bat urşii.
Va veni iarna curat şi rapid,
Un rug pe sub brume se stinge
Şi gura spre cer dacă vreau s-o deschid
Aş spune, dar gura mea ninge.
Va veni iarna, iubito, e frig,
Un frig ce spre cergă ne mână,
Atâta mai pot să te rog şi să strig,
Dă-mi aspra mănuşă de lână.
Va veni iarna, ba nu, a venit,
Căldura eu n-o voi gasi-o,
Ci trist am sa plec, gârbovit, ostenit,
Prin munţii ce cântă: Adio !
(Adrian Paunescu)

Télelő


Ez télelő, - sötétedik hamar,

Mindjárt homályba hull a kis szoba...

Vajon derültebb volna s biztatóbb,

Megnyugtatóbb és ígéretesebb,

Ha valaki mellettem ülne most

És fogná erősen a kezemet,

Fülembe suttogva varázs-igét?

Nem. Kettőnek is sötét a sötét.

Ez télelő, - sötétedik hamar...

Ha most körüllengné e kis szobát

Mindenki, akinek szívére

Csöppentettem egy csöpp melódiát, -

Ha átölelne párás zuhataggal

Egy szivárványos visszhang-vízesés,

És kórus zúgná fülembe: remélj!?

Nem. Országoknak is éjszaka az éj.

Talán, talán ha betöltene Az,

Akit most is csak hírből ismerek,

Kihez esetlen imát dadogok

És hatalmában félig sem hiszek,

Csak akarok, csak akarok...

Ha visszahozná múlt novemberek

Tengeralatti advent-illatát,

Ha megtenné a képtelen csodát,

És olyan volna ez a délután...

Akkor talán, talán, talán

Fénybe borulna most is a szobám.

(Reményik Sándor)